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27 décembre 2015

lignée CHABAUD - Nîmes

 les archives départementales du Gard ayant mis les registres matricules en ligne, j'en profite pour compléter mon arbre et commence par  le patronyme CHABAUD
Les sources avaient été vérifiées pour la lignée directe, ce n'est pas le cas pour les fratries, constituées à partir de documents transmis à ma mère il y a une bonne vingtaine d'années par une lointaine cousine. Très rapidement j'en reviens aux  registres d'état civil, qui pour la ville de Nîmes sont en ligne à partir de 1792.



Au  milieu du 18e siècle. Jean CHABAUD  s'installe à Nîmes  (mariage avec Marguerite BERBEZIER)  L'un de leur fils, Pierre CHABAUD, tafetassier,  épousera en secondes noces en 1779, Esther MOLLES, descendante de pasteurs dont nous reparlerons probablement.
Leur fils, David, tanneur, épousera Jeanne VIDAL en 1821,  et entre 1821 et 1845, ils auront au moins 9  enfants, dont 6 figurent dans le recensement de 1851 , puisque Pierre l'aîné est déjà marié, ainsi que Anne mon arrière arrière grand mère. 


Pour retrouver la composition familiale, j'ai relue l'acte de naissance en 1845 d' Octavie née section huit, rue Grizot, numéro 7. Le recensement est en ligne, j'ai d'abord consulté les tables alphabétiques des noms de chef  de famille par section.




 La première colonne précise le numéro de la page est la seconde celui du ménage. Il ne fut facile de trouver rapidement le folio  60 de la section 8 et le ménage numéro 503 
 
AM Nîmes _ recensement 1851 2F28


Abraham et le second, il est né en 1824 , le trouve ses enfants mais pas son mariage avec Elisa ROUSTAN


Sur la piste d'Elisa ...

1- Nîmes 


 En 1873, nait Louis au  69 rue Roussy, et Abraham décède à cette même adresse en 1878. Je cherche donc le 69 deux de ladite rue dans les recensements de 1872 et 1876, puisque ceux-ci indiquent les lieux de naissance.  Une fois, deux fois, trois fois, et un nombre incalculable de fois, et je ne trouve pas.
 Fille d'une nîmoise, et ayant moi même habité Nîmes quelques années, je me souviens que la rue Roussy débouche sur le boulevard Talabot. A l'époque boulevard du Viaduc  En fin de registre la consultation de la table des rues  me permet de localiser facilement ce boulevard et la composition familiale du couple CHABAUD et ROUSTAN à un numéro indéterminé du Viaduc.



AM Nîmes _ recensement 1876 - table des rues
AM Nîmes _ recensement 1876 -  1F2

Et j'apprends que Elisabeth, Henriette Catherine ROUSTAN est originaire des Bouches-du-Rhône, hélas  sans plus de précisions.
Alors je pars à la recherche d'indices ....


2 - Anse dans le Rhône 


Emma leur troisième fille épousera en 1897 François COTTIN, à Anse dans le Rhône,(merci geneabank !) Je vais consulter l'acte en ligne sur le site des AD 69 et j'apprends sur cet acte qu'elle est domiciliée avec sa mère à Marseille rue plumiers, numéro 67


3 - Marseille 


Cela nous ramène sur la piste des Bouches-du-Rhône, à Marseille donc, or Louise Félicie soeur ainée d'Emma, s'est mariée en 1877 avec Adrien Antoine BLANC originaire de Marseille.
  1.  Je consulte alors les recensements de Marseille en 18 96 et 1901, le trouve très facilement l' adresses mais pas Emma CHABAUD, ni sa mère. ni aucun CHABAUD dans cette rue.
  2. Je parcours alors les tables décennales des mariages de Marseille et sait ont jamais, de Graveson  puisque le neveu d'Abraham  y décèlera  en 1901. Mais toujours pas de mariage CHABAUD et ROUSTAN  
  3. J'ai aussi consulté les tables de succession et les absences de Marseille, espérant y trouver le décès d'Elisabeth ROUSTAN, sans succès (mais en ligne elles s'arrêtent en 1912)
Pour le moment pas plus ?je n'ai trouvé la fiche matricule de Louis classe  1893 ni sur le site des archives du Gard, ni sur celui des Bouches-du-Rhône
J'en reste là, mais j'y reviendrais c'est certain ! 


Le bilan est positif car en dehors d'Elisa ROUSTAN, j'ai rectifié un bon nombre d'erreurs, et pu compléter certaines branches. Et surtout, je commence à me réconcilier avec les recensements ... Il était temps !

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19 décembre 2015

testament de Pierre CERTIER en 1703 à Bart (Doubs)

 Parmi les documents de la cote EPM 748 (concernant la principauté de Montbéliard aux AD du Doubs)
 
Un testament a retenu mon attention ,  Je l'ai retranscris ci dessous :  (les numéros et autres listes à puces ont été ajouté pour plus de clarté)

Testament de Pierre CERTIER - 1703
AD25  EPM 748


Au lieu de Bart et cinquième jour du mois de mars de l'année courante mil sept cent trois, a comparu par devant le notaire soussigné et les témoins en bas nommé, Pierre CERTIER, natif de Longevelle demeurant présentement à Bart lequel considérant l'âge avancé auquel il a plu à dieu le faire parvenir qui est de septante sept accompagné des infirmités de la vieillesse, ne pouvant pas même présentement  quasi quitter le lit ce qui lui fait particulièrement songer à la mort que c'est établi lui représente n'être pas beaucoup éloigné de laquelle il ne désire être prévenu sans avoir fait la présente donation à cause de mort à quoi il se voit obligé en conscience par un principe de justice et d'équité comme s'ensuit

Premièrement comme depuis la Saint-Michel passée en dernier lieu il s'est vu obligé de se retirer au lieu de Bart auprès de son fils Jean CERTIER laboureur au dit lieu à cause des duretés et mauvais traitements que  Antoine CERTIER de Longevelle, de même que sa femme lui faisaient subir depuis le quel temps. le dit Jean CERTIER aussi bien que Jacquotte EUVRARD sa femme lui marquent toute la douceur et l'assistance que des véritables enfants un doivent faire à l'égard de leurs père et mère ce qu'ils avaient même déjà fait auparavant quoi qu'il ne fut dans leur communion en sorte qu'il est plus juste que le dit Jean CERTIER  en soit en quelque façon récompensé c'est pourquoi il lui a donné comme en a pu et lui donne par la présente donation à cause de mort tout le peu de biens qui lui restera après sa dite mort moyennant l' entretien jusqu'à icelle et se comportant à son égard comme il a fait  ci devant ce qu'il a promis de même que ladite Jacquotte EUVRARD sa femme en conséquence de quoi ils ont accepté la présente donation qui leur est faite non seulement à cette considération mais aussi qu'en considération qu'il n'a pas pu accomplir toutes les conditions qu'il avait en leur faveur par leur traité de mariage
Confirmant de plus encore en tant que de besoin la donation qu'il a déjà faite ci devant au dit Jean CERTIER  de la moitié d'un pré situé au finage de Longevelle dit aux champs des chesnes contenant ladite moitié environ un chariot et demi de foin entre Pierre CAUERET d'une part et Antoine CHANEL d'autre, laquelle donation ainsi faite au dit Jean CERTIER  est fondée sur la justice et l'équité même et ne peut être contredite par ses autres enfants, particulièrement pas Antoine CERTIER  de Longevelle, attendu qu'il a plus reçu de ses biens, que ses autres enfants n'ont n'y ne pourront jamais recevoir ni même approchant quoi qu'il ne l'aie point mérité par la conduite qu'il a tenu à son égard

le dit Antoine CERTIER  ayant reçu depuis même que ledit Pierre CERTIER  entra dans sa communion
1.      quarante quartes de froment, vingt quatre d'autres graines,
2.      la somme de cent soixante cinq francs, sept gros deux blancs, qu'il a reçu comme s'ensuit savoir
·         vingt deux francs six gros qui lui délivrera une certaine fois pour aider à payer des bœufs qu'il avait acheté au maire de Bart,
·         plus onze franc trois gros,
·        [.../...]
Les quelles sommes reviennent ensemble à celle de précitée de cent soixante cinq francs sept gros  deux  blancs,
3.      plus l'année passée il lui donna la contenance de cinq  journaux de champs dont le dit Anthoine CERTIER  jouit annuellement outre
4.      plus le dit Pierre CERTIER  lui a donné deux prés situés au finage dudit Longevelle contenant un chariot de foin lieu-dit au pont chairot entre les OGIER d'une part et le communal d'autre,
5.      plus un champ de six quartes au même finage dit es longes roye les héritiers Pierre MARCHAND d'une part et les OGIER et  plusieurs chintroyant sus d'autre part lesquels deux prés dit au pont chairot et champs de six quartes tant seulement le dit Pierre CERTIER  donna à son fils Antoine pour le porter quitte de sa part d'une dette déchue aux héritiers feu le sieur Hector TITOT,
6.      plus lui a aussi donné un pré au même finage dit es  champs des chesnes contenant trois vallemons  Guillaume PARROT DIT THOUROT d'une part et les CERTIER  dit SIMONOT d'autre, avec un petit dit sous le cotay  des prés contenant un vallemon  pour payer sa part d'une somme de cinquante franc due à Jean OGIER  ce qu'il a promit d'acquitter moyennant les dits pièces  ce qui est ici marqué ci  devant
7.      le dit Antoine CERTIER  a tiré une somme de cent cinq francs qui venait à son dit père d'une succession qu'il avait faite

en sorte qu'il a reçu beaucoup au-delà des autres ledit Pierre CERTIER  ayant été obligé de quitter sa communion à cause des duretés extrêmes que lui et sa femme lui faisait dans laquelle communion il s'était obligé de le nourrir et vêtir jusqu'à la fin de ses jours moyennant le revenu de son bien,  sous cette réserve qu'il lui rendrait neuf écus qui lui avait donné au cas où il ne pourrait demeurer avec lui ce qu'il ne lui a pourtant rendu

 Le dit Pierre CERTIER  donne de plus par même donation à Anne et Jeanne CERTIER  ses deux filles absentes, le notaire souscrit acceptant pour elle
1.      une oiche de la contenance d'une carte située aux finage de Longevelle aux oiches dit sur la ville entre Abraham CARRE DIT BADAUD d'une part et Jean BERTRAND  maire d'autre,
2.   [.../...]  12 pièces de terre en totalité

 plus donne de même par même donation à cause de mort à Marguerite CERTIER  femme de Pierre CHARPIOT et à Jeanne  CERTIER  veuve de Nicolas GIROLD de Sainte Marie absentes, le notaire souscrit acceptant pour elles savoir à ladite Marguerite la somme de soixante livres tournoies et à ladite Jeanne  quarante livres qu'elle aura après sa dite mort au cas cela ne lui soit délivré pendant sa vie Outre neuf quartes  de graines savoir huit un coupot froment et une d'avoine  et un journaux que ladite Jeanne a reçue outre  vingt cinq francs que le dit Antoine CERTIER  sera obligé de délivrer après  la mort du dit Pierre CERTIER  à chacune de ses quatre filles pour leurs parts de la maison qu'il  possède  laquelle donation à cause de mort le dit Pierre CERTIER a  promit d'avoir pour agréable puisqu'elle est conforme à sa volonté et fondée sur l'équité et la justice souhaitant qu'elle soit suivi ponctuellement après sa mort laquelle il a fait recevoir es mains par devant  Charles Christophe DUVERNOY notaire juré à Montbéliard au dit lieu de Bart environ les dix heures  du matin des jours mois et en que devant en présence de Jean RAY charpentier De Courcelles lès Montbéliard et de Pierre LAUREND maître d'école à Bart, de Jean FERRAND d'Hérimoncourt  et Samuel BEUCLER de Bart et de Jacques BEUCLAIR  de Bart témoins requis spécialement appelé
Le dit Pierre CERTIER  n'ayant pu signer pour être illettré

La présente donation a été publié en la cour et chancellerie de Montbéliard judiciairement le jeudi dix huit novembre mil sept cent six  
 Il s'agit fort probablement d'un ancêtre direct, le testateur Pierre CERTIER serait l'arrière grand père d'Eléonore

Les grands-parents d'Eléonore sont Antoine CERTIER et Claudine HUMBERT, j'avais estimé la naissance d'Antoine aux alentours de 1658. Et on trouve à Longevelle une naissance d'Antoine cette année là. Il est fils de Pierre CERTIER et de Anne CERTIER.

1-  Ce couple s'est marié en 1651. Ils auront quatre enfants.  Anne CERTIER décèdera jeune à l'âge de 33 ans en 1662.
2-   La seconde épouse de Pierre CERTIER est  Claudine SURLEAU ; je n'ai toutefois pas trouvé le mariage mais deux naissances à Longevelle, Marguerite et Anne Marguerite en 1665 et 1666. Elle est probablement aussi la mère de Jean qui est né en 1663 mais la filiation maternelle n'est pas précisée. Claudine SURLEAU décède en 1666.
3- "Le 20 may 1677 fut béni le quatrième mariage de Pierre CERTIER"  ...La quatrième épouse est Marguerite JEANPERRIN , Je ne leur connaît pas d'enfant.

1677 Longevelle - CERTIER X JEANPERRIN
 4- Pas trouvé de traces de troisième mariage, mais entre 1669 et 1676 on note quatre naissances d'enfants nés d'un Pierre CERTIER et de Marguerite au patronyme variable

 Pierre CERTIER ne site aucune épouse dans sa donation, mais 6 enfants vivant, les deux garçons, Jean et Antoine, et quatre fille, dont deux sont mariées, Jeanne et Marguerite.



Ce  testament a attiré mon attention au départ
  par les mots "duretés" "mauvais traitements" 
 ce  doit être la première fois qu'est exprimé clairement la maltraitance d'un fils envers son père, du moins la première fois qu'il s'agit fort probablement d'un ancêtre direct   .

Il me manque quelques pièces du puzzle,  les CERTIER sont nombreux à Longevelle, 


A suivre ...