Les pages

27 septembre 2015

frères ? Probablement cousins germains ...

Je suis restée à Audincourt, mais j'ai quitté les registres paroissiaux pour les archives du CARAN à propos des PARROT, déjà évoqué dans le ChallengeAZ.

Plusieurs requêtes auprès de SAS sont faites pour confirmation de leur franchise... Voici celle du mois de Mars 1771 :


Les PARROT  d'Audincourt, pour confirmation de la franchise

   Très humble avis du conseil de régence à Montbéliard du 27 mars 1771


Sérénissime Duc
Très Gracieux Prince et Seigneur

Les suppliant de la requête jointe ici sous le numéro 29 ne formentqu' une mince  partie des prétendants aux franchises des PARROT, tous seux de ce nom domiciliés dans les villages d' Exincourt et d'Audincourt réclament le même ... et les mêmes privilèges.
Jean Parrot tisserand à Montbéliard fils d'un Jean PARROT originaire de Exincourt est celui qui doit leur avoir transmis leurs franchises.
Le titre qu'ils en produisent et une lettre d'affranchissement en date du 1er septembre 1562 donnée par les sérénissime tuteurs et curateurs testamentaires du sérénissime comte Frédéric audit Jean PARROT de Montbéliard pour six écus d'or en juterprétation et  confirmation des franchises accordées à son père par le sérénissime duc Ulrich de Wurtemberg.
Ces franchisse consistaient dans l'exemption de toutes servitudes et  sujétions, tailles, corvées, charrois, rouage, vente, eminages et généralement de toutes charges quelconques. L'acte d'affranchissement de 1562 qui les confirme, porte encore en faveur du dit PARROT et de sa postérité la concession de toutes les libertés et immunités dont jouissent les bourgeois de Montbéliard.
Le procureur général à qui le tout a été communiqué,  nous a fait connaître, par son avis joint  ici, que les suppliants avaient prétendu en 1762 être exempté en vertu de l'acte d'affranchissement énoncé, de payer à la recette  des Eéglises de ce pays les coupots de l'Eglise et les mêmes droits en argent qui incombent aux autres sujets d'audincourt, mais que dès lors ils s'y étaient soumis et il y avaient satisfait sur  le pied qu'ils font  tirer au carnet de cette recette.
Quant à l'exemption des charges seigneuriales il estime qu'elle peut être confirmée en faveur de ceux qui se sont maintenus dans la possession du droit de bourgeoisie de Montbéliard en payant les charges de la ville et qui résidant même temps dans des maisons de franchise pour  raisons des  meix et héritages francs ...  seulement, dont ils seront obligés de fournir une spécification et  reconnaissance dûment attestés.
Pour nous procurer les éclaircissements que cet avis laisse encore à  désirer, nous avions ordonné aux suppliants de nous représenter la lettre d'affranchissement donné par le duc Ulric  au nommé Jean PARROT , dont ils se disent leurs descendants et de nous remettre ... spécifique des pièces de terre qu'ils possèdent dépendant de la franchise, en faisant ... par des extraits baptistaires de leur descendance en progression jusqu'à ce jour ; mais ils n'ont pu satisfaire à aucune de ces demandes ; nous l'avons recherché instilament  dans nos deux archives nous n'y avons trouvé que la lettre de confirmation de 1562 que les suppliants ont produite en copie.
La confusion des terres dans le village d'Audincourt mis parti entre le comté de Montbéliard et la seigneurie de Blamont et est alléguée de leur part comme un obstacle à la reconnaissance  actuelle des fonds qui dépendent de cette franchise dans la plupart sont d'ailleurs situsé dans le ban d' Exincourt ; des suppliants ignorent même s'ils en possèdent. Quant preuve de leur descendance, ils n'ont pu également des fournir attendu que les registres baptistaires de la paroisse sont postérieurs à l'acte d'affranchissement sur lequel ils fondent leur demande ;
Indépendamment de cette déclaration qu'il suffirait pour  éconduire les suppliants,  leur qualité de bourgeois forains les assujettirait  toujours aux droits d'éminage et de vente dont les seuls bourgeois résidants cette ville sont exempts. Les  corvées, quartes de four et autres droits seigneuriaux n'ont rien de commun avec le droit de bourgeoisie. Quand ils l'auraient conservé  payant régulièrement les charges de la ville ils n'y seraient pas moins tenus dès qu'ils ne pourront. point faire compter de la franchise des dites  maisons qu'ils occupent et les terres qu'ils possèdent.
Dans ces circonstances nous pensons sérénissime  duc que les suppliant ne peuvent quant à présent être écoutés favorablement sauf à eux à se mettre en état de fournir les preuves nécessaires pour obtenir la confirmation des franchises qui fait l'objet de leur demande.
Nous sommes avec le plus profond respect
Sérénissime duc

Très gracieux Princes et Seigneurs
De votre Altesse Sérénissime

Les très humble et très obéissants et très fidèles serviteurs
Les gouverneurs, président, vice président et conseillers de la régence à Montbéliard

Accompagnant la requête, la liste des PARROT suppliants :


Noms des PARROT  ( Le 4 mars 1771 )



fils de Pierre PARROT serrurier
  Louis PARROT, maire adjoint
   Jacques PARROT
 fils et petit fils de Gabriel
Jean PARROT, ancien, fils de Gabriel
Gabriel PARROT fils du dit Jean
Jacques , fils de Jacques PARROT
Jean PARROT, aussi fils de Jacques
Louis, fils de Pierre PARROT
 Fils et petit fils de Pierre PARROT
Daniel PARROT
Caspard fils de Daniel
Gabriel fils de Daniel
Jean Christophe PARROT
Jean fils du dit J Christ
David PARROT
fils de Jacques PARROT ancien
François PARROT
La veuve de David PARROT ancien



Ont déclaré qu'ils descendaient tous de Jean PARROT premier qui a obtenu la franchise, dont ils ne peuvent prouver la descendance, le registre baptistaire étant postérieur à la date de leur lettre de franchise, ils n'ont point d'autres lettres de franchise que celle qui leur fut donné en 1562 par les tuteurs et curateurs du Prince Frédéric confirmations des premières qu'ils ignorent si les terres qu'ils possèdent au Ban d'Audincourt dépendent de cette franchise, les dites terres étant toutes situées à Exincourt et qu'ils avaient régulièrement payé jusqu'aujourd'hui toutes les redevances annuelles
dues à la Ville comme d'autres bourgeois

Les cases colorées sont les suppliants : 



J'ai donc retrouvé tout mon monde et cela me rappelle que des onze enfants du couple Léonard PARROT et Henriette THEVENIN, je n'ai pas trouvé la naissance de deux d'entre eux ... Et évidemment ce sont eux qui sont mes ancêtres. Il s'agit de Jacques et de Jean PARROT.
Le dossier des affranchissements ne m'aidera guère plus, il est tard, le plus sage est d'éteindre l'ordinateur.

Le dénombrement de 1662

Une insomnie me fait le rallumer vers deux heures du matin, et je redécouvre un dossier nommé 1662 ... Avec en sous-dossier  plusieurs noms de villages du Comté de Montbéliard, dont Audincourt. Je n'en possède des fragments, cela concerne probablement plusieurs villages du Comté .. , il s'agit d'un dénombrement des personnes en septembre ou octobre 1662,  indiquant :
  • la composition familiale
    • les noms et prénoms âge du chef de famille, parfois la profession
    • nom et prénom de l'épouse,
    • nombre d'enfant et âge.
  • Puis si ils possèdent
    • une maison,
    • les terres les semences etc ...
Avant l'énumération des familles est établi une sorte de bilan de la paroisse,

je relève 11 familles à Audincourt, dont deux PARROT, Léonard et Guyon avec leurs épouses respectives. Et pour Guyon je lis : 

"Guyon PARROT, cordonnier âgé de 42 ans, marié à Elisabeth GROSRENAUD, a 4 enfants  , trois fils de 8, 4 et ... , la fille de 5 ans"

La fille c'est Judith, Nicolas et André, deux fils mais il m'en manque un ...âgé de 8 ans ...

Pour Léonard, je lis 
"Léonard PARROT, tisserand gé de 30  ans, marié à Henriette THEVENIN, a 3 enfants, un garçon de 10 ans , les filles de 7 et 3 ans"

 Le garçon de 10 ans c'est probablement Jacques , mais j'ai un garçon en trop, puisque les deux autres enfants sont des filles. 

Pour Jacques cela se vérifie par son acte de décès

 

 Pas de preuve mais ...


Jean ne semble pas être le fils de Léonard, plus probablement celui de Guyon PARROT
Je n'en serais assurée que le jour où je trouverais un contrat de mariage ou autre acte notarié (testament ...).

Pour le moment je quitte la généalogie pour ce dimanche après midi et je reviendrais sur le sac de noeud des PARROT un peu plus tard...

_________________________________________________________________________

sources :
Dossier d'affranchissement au CARAN : K2216-1
Dénombrement de 1662 AD25 EPM ....
Registres paroissiaux Audincourt : archives municipales d'Audincourt

19 septembre 2015

Audincourt, acte de sépulture

Je pose à nouveau mon plumeau pour reprendre la plume, enfin le clavier.

 les registres de sépultures :

article 12 de la "Déclaration du Roy, Concernant la forme de tenir les registres de Batêmes, Mariages, Sepultures, Vestures, Noviciats & Professions ; Et des Extraits qui en doivent être delivrez. - le 9 Avril 1736

"Les corps de ceux qui auront été trouvez morts avec des signes ou indices de mort violente, ou autres circonstances qui donnent lieu de le soupçoner, ne pourront être inhumez qu'en consequence d'une Ordonnance du Lieutenant criminel, ou autre premier Officier au criminel, renduë sur les conclusions de nos Procureurs, ou de ceux des Hauts-Justiciers, après avoir fait les procedures, & pris les instructions qu'il appartiendra à ce sujet ; & toutes les circonstances ou observations qui pourront servir à indiquer, ou à désigner l'état de ceux qui seront ainsi decedez, & de celui où leurs corps morts auront été trouvez, seront inserées dans les Procès-verbaux qui en seront dressez ; desquels Procès-verbaux, ensemble de l'Ordonnance dont ils auront été suivis, la minute sera deposée au Greffe, & ladite Ordonnance sera datée dans l'Acte de sepulture, qui sera écrit sur les deux registres de la Paroisse, ainsi qu'il est prescrit ci-dessus, à l'effet d'y avoir recours quand besoin sera."

Pour consulter la déclaration du roy complète

Si l'ordonnance de 1736 autorise et même demande que les mentions soient notés sur l'acte, elles existent de fait bien avant cette année là...


Les actes de sépultures sont généralement très bref et ne donnent que peu de renseignements, mais pour HORRY THOUROT décédé en 1620 à Audincourt, outre les circonstances du décès il précise même la date exacte de celui de son fils : 

"le 26e en may Henry THOUROT maire fut inhumé au cimetière d'Audincourt, lequel au par(avan)t avoit receu un coup au bois de Daslotte? d'un arbre qu'il albatoit ay(an)t r(om)pu l'os de la jambe et la maschoire do(n)t depuis ne vescut que trois sepmaines, a laissé trois filles qui sont mariées audit Audincourt et un fils et une fille de son fils Anthoinne THOUROT décédé devant lequel pere iceluy (barré) le 21e xxx octobre 1616"

Horry THOUROT est le plus ancien porteur du patronyme de mon arbre, 4 générations après lui, ce n'est plus dans les bois, mais sur les eaux du Doubs, les circonstances du décès n'en sont pas moins abominables.

 Décidément le mois de mai ne porte pas chance, cent ans plus tard, en 1712, Jacques THOUROT, est victime des débordements du Doubs et péri avec 4 autres hommes 


"Le 28e de mai de l'an 1712 , cinq hommes d'Audincourt, voulant remonter depuis la forge au dit Audincourt dans un bateau , les eaux étant débordées et violente, ils furent emportés au courant du Doux et périrent au dessous de l'Eglise de la Forge. Les cinq hommes sont honorable Jean Christophe BOHIN, maire pour la seigneurie de Blamont, Jacques BADAUX ancien de l'Eglise, Jean Christophe BOHIN fils de Jean BOHIN, Jacques THOUROT et Jean MAILLARD; Dieu soit apaisé envers par Jesus Christ et veuille être le protecteur des veuves de ces pauvres hommes et le père de leurs orphelins qui sont nombreux Amen !"
"Les corps des cinq hommes d'Audincourt péris dans le Doux, ont été heureusement retrouvés et mis dans leur lieu de repos au cimetière du dit lieu. Fait le 10 juin 1712"

Parmi les 5 hommes, Jean Christophe BOHIN est un ancêtre direct. 



Il est temps de reprendre le plumeau ... Après Millau et Audincourt ... je ne sais pas encore où je vais aller, probablement rester autour de Montbéliard 
A suivre


15 septembre 2015

Mise à jour (Beutal Brétigney)

Petite mise à jour sur mon site :


l'arbre de mes ancêtres aveyronnais et celui "Gard Lozère"  présentés via Hérédis ont été dépoussiérés, et ajout des photos des actes pour la lignée directe. 


Beutal et Brétigney (Comté de Montbéliard)
  • dénombrement de 1717 pour Beutal
  • liste des pauvres de 1750 
  • liste des ménages de Brétigney en 1748

acte de baptême très bavard à Millau


Je pose enfin le plumeau, non que le grand ménage soit fini. Mais la branche aveyronnaise est terminée. Les sources sont désormais uniformisées, et tout acte a (ou devrait avoir) une source. Pour la lignée directe j'ai ajouté les actes , cela m'a permis de rectifier certaines erreurs et surtout de faire un vrai bilan sur ce qui est à chercher.
En même temps sur mon ordinateur, les dossiers de l'Aveyron sont classés, nettoyés et je devrais m'y retrouver plus facilement.
De mon arbre général (flievremont)  je n'ai gardé que la ligne directe des ancêtres millavois, qui se retrouvent avec toute leur fratrie sur un autre arbre (carmal12
Le plus dur, ne pas succomber à la tentation de poursuivre les recherches ... Ce sera pour plus tard, sinon je n'avancerai pas. Et la tentation était grande  quand j'allais capturer les actes manquants ...


Dans les registres paroissiaux de Millau .... 


"L'an mille sept cent trente quatre et le quatorzième
du mois de juin a été baptisée Louyse fille batarde
et illégitime de Pierre FLOTARD blancher , fils de Jean
aussi blancher, et de Marie BANNES fille de Jean,  pareur
Religionnaires vivants en concubinage, née le douzième
du dit mois. Le parrain Guillaume BONNEFE dit Olivier
travailleur, la marraine Marion CREISSEL fille de
Jean , cordonnier et de Suzanne LAURET mariés.
Témoins Jean CABANTOUS blancher , Paul BUSCARLET
Jean FLOTARD; Le dit Pierre FLOTARD qui se dit le père
de la dite Louyse s'est réservé sur ce que nous mettons, sa
fille batarde et illégitime prétendant avoir reçu la
bénédiction nuptiale par le ministère de
DESCURET curé de l'Hospitalet prédécesseur
de M CALMELS .... à présent curé dudit Hospitalet
diocèse de Vabres.  Interpellé en quel temps son
prétendu mariage fut ainsi solennisé a répondu
qu'il y a environ quinze mois . Interpellé s'il avait
fait publier les bans dans la présente paroisse qui
est la paroisse du dit FLOTARD et de la dite BANE a répondu
que non. Interpellé si le dit FLOTARD et la dite BANES
avaient obtenu de nous aucune permission ou
consentement pour aller épouser à l'Hospitalet
diocèse de Vabres a répondu que non. Interpellé
s'il avait des actes pour justifier son prétendu
mariage de la part du dit sieur DESCURET a répondu que
OUI et que les avait chez lui dans son coffre
mais nous protestons contre ce prétendu mariage
comme contre tous les autres que le dit DESCURET
oubliant les devoirs de son ministère et les trahissant  
aurait solennisé et qui en a été la cause que le dit
DESCURET aurait déserté et abandonné sa cure pour
poursuites de Mgr l' évêque de Vabres qui se disposait
pour le faire   ... et repentir de tous les
qu'il avait commis en particulier en faveur de
diverses personnes de cette paroisse qu'il mariait ou
avait marié clandestinement  Les dits FLOTARD et
BANES sont du nombre. Requis le dit Pierre FLOTARD
Jean CABANTOUS Paul BUSCARLET et
Jean FLOTARD ont répondu ne vouloir
a cause du tort que cela leur faisait
disant le dit Jean CABANTOUS qu'il offrait de signer
si le dit Pierre FLOTARD père soit disant de la dite Louyse baptisé
signait lui même ce que ce dernier a persisté de refuser
parce a t'il dit que nous avions mis sa fille batarde et
illégitime. Le parrain et la marraine requis de signer
ont dit ne savoir . Témoins de tout ce que dessus Pierre
BOYER sonneur de cloches, Jacques PARCODY , Clerc
qui ont signé avec nous et Pierre CASSAN menuisier qui
requis de signer a dit ne savoir"

source : AD 12   2E157 M5 1/1/1734 - 4/7/1734     vue 23 et suivante

Tel est l'acte de baptême de Louise, premier enfant du couple Pierre FLOTARD et Marie BANES  (mes SOSA 484 et 485). 
Si il est très courant dans les registres catholiques de Millau de trouver des baptêmes d'enfants de couples protestants, qualifiés d'illégitime, il est relativement fréquent aussi que le père refuse de signer, comme se fut le cas pour le frère de Louyse, Pierre FLOTARD qui nait le 16 février 1736 :
Pierre FLOTARD 1736    AD12 2E157 M6
Je trouve l'acte de baptême de Louyse ci dessus particulièrement riche. Curieuse je suis aller consulter les archives aveyronnaises en ligne pour l'Hospitalet-du-Larzac , mais hélas elles commencent en 1737 avec le curé CALMEL ... Point de registres protestants antérieur, du moins si ils existent (?) ils ne sont pas en ligne. 

Je vais rapidement reprendre le plumeau ... Pour Audincourt fort probablement ...
A suivre !